
La danse sur glace en solo : une discipline en plein essor
Du 5 au 7 décembre 2025, la patinoire d’Épinal a accueilli 91 patineurs issus de 17 nations pour la compétition internationale de danse sur glace solo. À cette occasion, une équipe d’étudiants de l’ISA a assuré la captation et la réalisation live.
Léa Le Flaguais
12/8/20254 min read



La danse sur glace en solo : une discipline en plein essor
À l’approche des Jeux Olympiques d’hiver de Milan, le patinage artistique revient peu à peu sur le devant de la scène médiatique. Triples – voire quadruple – axels, portés millimétrés, chorégraphies en couple… ce sont souvent ces images qui viennent immédiatement à l’esprit.
Pourtant, une discipline reste encore absente du programme olympique : la danse sur glace
en solo. Moins connue du grand public, elle a toutefois tout pour fasciner. Loin des sauts
spectaculaires du patinage artistique, l’athlète parvient à émouvoir à travers une
performance en solo, qui laisse entrevoir son univers. Choix musicaux audacieux, costumes
travaillés, gestuelle expressive, regard assumé… autant d’éléments qui permettent de raconter
des histoires très personnelles et d’aborder le patinage autrement. La danse sur glace en solo
laisse ainsi une grande place à l’artistique – et c’est peut-être là que réside tout son charme !
Un rendez-vous international au cœur des Vosges
C’est dans ce contexte que s’est tenue, du 5 au 7 décembre, la deuxième édition de l’International Solo Ice Dance, à Épinal. Dans le décor hivernal des Vosges, la patinoire spinalienne a accueilli une compétition internationale soutenue par la Fédération Française des Sports de Glace et reconnue par l’Union Internationale de Patinage.
Pendant trois jours, 91 patineuses et patineurs issus de 17 nations, dont 49 étrangers, se sont succédé sur la glace. Des catégories novices à séniors, il s’agissait pour certains d’une première expérience internationale, tandis que pour d’autres, l’ambition de monter sur le podium était pleinement assumée.
Des podiums marqués par l’interprétation
« J’ai appris à ne pas faire confiance aux éléments extérieurs, notamment au son, et à toujours vérifier ce qui ne dépend pas directement de moi »,
« Il fallait être très réactif en équipe, notamment en cas de problème. Humainement, j’ai adoré le fait d’être réunis par la même passion et de partir plusieurs jours ensemble sur le terrain »,
























Crédits photos : © Nathan Saillour




Sur la glace, certaines prestations ont particulièrement marqué les esprits et convaincu les jurys. Chez les seniors, Brooke Tufts, patineuse américaine, s’est imposée avec une interprétation marquante de Black Swan, revisité dans une version remixée. Triple championne nationale, elle a su captiver le public par la force de son programme libre.
Chez les juniors, Dessie Hoewing Moxley s’est également distinguée avec une danse rythmique construite sur Rhythm Is a Dancer, un choix musical à la fois évident et réussi, qui l’a hissée au sommet du podium.
Épinal, club hôte et acteur de la compétition
Si Épinal accueillait l’événement, la ville n’était pas seulement un point de passage. Le club de patinage d’Épinal, classé 4ᵉ au rang national, comptait également 11 jeunes spinaliennes engagées dans la compétition, affirmant son rôle actif dans le rayonnement de la discipline.
Dans les coulisses : des étudiants aussi à l’œuvre
Six étudiants de l’ISA ont contribué à la pleine réussite de l’évènement en assurant la
couverture de la compétition, en direct comme en différé. L’équipe audiovisuelle était
coordonnée par Costiuc Chirill, responsable audiovisuel et président de l’association
ART&CLAP. À ses côtés, Noah Makita, Noé Deseure, Manon Jacob, Marie Dupuy,
Medhi Potico et Nathan Saillour ont participé à la captation et à la production
des contenus (dont également moi, Léa Le Flaguais, journaliste).
Pour Marie, étudiante en première année de BTS audiovisuel, option image, ce week-end
a été particulièrement marquant. En tant que cadreuse, elle a vécu sa première
expérience sur un événement sportif de cette ampleur, une occasion concrète de
confronter la théorie à la réalité du terrain.
confie-t-elle. Cette immersion lui a également permis de mieux comprendre les différences entre les métiers de l’audiovisuel, notamment entre celui de cadreur et celui de vidéaste.
Pour Noé, dans la même filière, cette expérience a permis de consolider ses compétences de cadreur et de réalisateur live, tout en apprenant à faire face aux imprévus.
explique-t-il. Une expérience qui lui a également rappelé l’importance de la coordination en équipe, essentielle pour aboutir à un travail cohérent et construit.
Cette captation a été l’occasion, pour l’ensemble des étudiants impliqués, d’en apprendre davantage sur une discipline encore discrète, mais qui mérite qu’on s’y intéresse de plus près.
