ART&CLAP au Nikon Film Festival
Une édition placée sous le signe de la beauté, où le format court a révélé des regards forts, sensibles et prometteurs sur le cinéma de demain.
Chirill COSTIUC
4/17/20264 min read

ART&CLAP au Nikon Film Festival : une soirée dédiée aux nouveaux regards du court-métrage
Le 16 avril 2026, ART&CLAP était présent au Grand Rex pour couvrir la cérémonie de remise des prix de la 16e édition du Nikon Film Festival. Accréditée presse, notre équipe a suivi la soirée de l’intérieur, entre présentation du jury, annonces des prix, réactions des lauréats et moments plus spontanés autour des équipes de films.
Cette année, le thème proposé aux participants était « La beauté ». Un mot simple en apparence, mais qui a donné naissance à des films très différents. Certains ont choisi de parler du corps, d’autres du regard, de l’apparence, de la transmission ou encore de la pression sociale. Dans un format aussi court que 2 minutes 20, chaque film devait aller vite, mais sans perdre son identité. C’est justement ce qui fait la force du Nikon Film Festival : offrir un cadre très accessible, tout en laissant une vraie liberté aux auteurs.
La cérémonie s’est ouverte dans une ambiance à la fois professionnelle et chaleureuse. Le jury de cette édition, présidé par le réalisateur Nathan Ambrosioni, réunissait plusieurs profils du cinéma et de l’audiovisuel : réalisation, interprétation, production, photographie, casting et écriture. Ce mélange de regards a donné une vraie place aux différents métiers du cinéma, et pas seulement à l’histoire racontée.
Le grand moment de la soirée a été l’annonce du Grand Prix du Jury, remis à L’Éclat, réalisé par Tansi Makele. Le film est aussi reparti avec le Prix de la photographie, attribué à Ana Maria Miranda. Une double récompense forte pour un court-métrage qui travaille justement la question de l’image, du corps et de la visibilité. Le film suit une mannequin qui découvre que son corps produit quelque chose d’impossible. À travers cette idée presque fantastique, le court-métrage parle du prix à payer pour être regardée, désirée ou admirée. La beauté n’y est pas seulement montrée comme quelque chose de séduisant, mais aussi comme une forme de pression.
Cette double récompense a aussi donné lieu à un moment plus humain pendant la soirée : l’anniversaire de la directrice de la photographie a été célébré sur place. Au-delà des prix, ce type d’instant rappelle que derrière chaque film, il y a une équipe, du travail, des liens et beaucoup d’énergie.
Parmi les autres films récompensés, Parfaite, de Léo Grandperret et Nicolas Moreau, a reçu la Mention spéciale. Le film aborde les mécanismes de la perfection à travers un concours de beauté. Là encore, le thème de l’édition est traité avec une certaine tension : la beauté devient une norme, une attente, parfois même une contrainte.
Le Prix International a été remis à Sirène, d’Élise Rale, un film plus discret, construit autour d’un changement de regard. Dans ce court-métrage, une situation du quotidien bascule peu à peu vers quelque chose de plus sensible. Le film montre que la beauté peut parfois apparaître là où on ne l’attend pas.
Le Prix des Médias a récompensé Toussez, d’Adrien Marcel. Tourné avec très peu de moyens, le film a marqué par son ton direct et son efficacité. C’est aussi l’un des intérêts du Nikon Film Festival : prouver qu’une idée forte peut exister même sans gros budget.
Le Prix de la mise en scène est revenu à Dans tes yeux, de Thomas Arnaud, un film inspiré d’une histoire liée à la Seconde Guerre mondiale. Le court-métrage se distingue par une approche plus historique, avec une mise en scène sobre et maîtrisée.
D’autres prix sont venus compléter le palmarès : Le Bijou d’Anthony Sonigo a reçu le Prix du scénario, Aesthetic de Stéphane Boye le Prix du montage, Hairitage d’Éléonore Behiri le Prix du son, Le Casier d’Hugo Chetelat le Prix de l’originalité et de la créativité, et La Pelle et la Bête de Romain Thirion le Prix SensCritique. Le Prix du Public a été attribué à Coupez !, réalisé par Yeux Ébènes, Jérémie Makiese et Tom Creuzet.
La compétition mini-séries occupait aussi une place importante dans cette édition. Le Grand Prix du Jury a été remis à Prunelle, de Camille Charavet, qui a également remporté le Prix de la photographie et le Prix d’interprétation pour Luc Chareyron. La mini-série s’est imposée comme l’un des grands projets de la soirée. Dans cette catégorie, Nos plus beaux moments d’Aurélien Leleux a reçu le Prix du scénario, tandis que Toute en Beauté de Shérazade Khalladi a remporté le Prix du Public.
À travers ce palmarès, on voit que le Nikon Film Festival reste un espace important pour les jeunes créateurs, mais aussi pour des équipes plus confirmées qui veulent expérimenter un format court. La contrainte des 2 minutes 20 oblige à faire des choix précis : quoi montrer, quoi couper, quoi laisser au spectateur. C’est un exercice difficile, mais très formateur.
Pour ART&CLAP, cette soirée a aussi été l’occasion de continuer notre travail autour de la jeune création audiovisuelle. Nous avons réalisé un reportage pendant la cérémonie afin de garder une trace de cette édition, mais aussi de donner la parole à celles et ceux qui font vivre le festival : les lauréats, les membres du jury, les organisateurs et les équipes présentes.
La photo finale des lauréats a conclu la cérémonie dans une ambiance collective. Après les annonces, les applaudissements et les interviews, tous les gagnants se sont réunis sur scène. Une image simple, mais forte : celle d’une nouvelle génération de cinéastes, de techniciens, d’acteurs et d’auteurs qui continuent à faire exister le court-métrage.










Crédit photo: @COSTIUC CHIRILL
